Au-delà de l’école de la vie

© Mariane Arnould

L’école conventionnelle

L’année scolaire, touche à sa fin pour certains élèves et étudiants en ce mois de mai et pour d’autres, en juin ou juillet. Bien entendu, il ne faut pas oublier les cas exceptionnels des fins de cours et d’examens en septembre.
Cette école est l’école institutionnelle, celle qui instruit, qui forme et qui est l’espoir d’évolution et d’augmentation des savoirs et des savoir-faire de manière « maîtrisée ». Une école où le droit à l’erreur doit être le maître-mot de l’apprentissage pour tous afin de mener chacun au maximum de ses possibilités et de ses ambitions. 
Cette école devrait avoir la place pour tous les enfants qu’ils soient au Mali comme en Malaisie, au Burkina Faso comme au Kossovo, etc. Ces enfants en devenir d’adultes sont l’avenir d’un pays : administrateurs, entrepreneurs, enseignants, artistes, juristes etc.
 

Un apprentissage informel

À côté de cette école, il y a celle de la vie, celle qui s’impose aux enfants qui pour de diverses raisons n’ont pas eu accès à l’école institutionnelle. Il est rare qu’un enfant choisisse l’une ou l’autre forme. La principale différence réside au fait que l’une est accessible et l’autre pas.
L’école informelle, quels que soient ces charmes, beaucoup d’enfants s’y perdent. Pour surmonter les manques, l’abandon, la violence de la rue, l’exploitation ou la résignation, il faut avoir des convictions et une motivation pour changer sa condition. Un des mots d’ordre qui aide est : « si les autres réussissent, pourquoi pas moi ? ! ».
Cette détermination doit être couplée de travail. Il n’y a pas de petit travail, ni de sous métier (la sagesse populaire prétend que « il n’y a pas de sot métier, il n’y a que de sottes gens »). Tout travail permettant de se nourrir et de se loger honnêtement pour échapper à la rue est à prendre. Il faut à tout moment être conscient de sa petitesse, de sa place, de ses limites pour progresser tout en veillant à préserver sa dignité.
Ma grande satisfaction est d’avoir pu offrir un enseignement exemplaire à mes enfants, d’abord à l’école et au lycée français de Ouagadougou, puis dans plusieurs autres villes où ils ont poursuivi leurs instructions et formations.
 

Un investissement sans perte

Il est de plus en plus constaté que le niveau du « bien-être » ou du développement d’un pays pourrait tout à fait se mesurer par le niveau de la prise en charge de sa jeunesse. L’éducation, qu’elle soit institutionnelle (la forme la moins aventureuse) ou informelle (source d’audace), elle est un enjeu de croissance et donc d’éradication de la pauvreté pour un développement personnel et social. Beaucoup d’institutions et de la société civile lèvent la voix et appellent à une forte mobilisation à caractère mondial pour trouver des réponses efficaces au financement de l’éducation.

 

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